Le déclenchement et leurs venues au monde !

Malgré mes efforts durant le week-end, nos filles n’avaient toujours pas décider de venir nous rencontrer. Le lundi matin nous nous sommes donc rendus comme prévu à la maternité. Le travail n’avait que peu commencé et les salles de naissances étaient toutes prises. Comme il n’y avait pas de caractère d’urgence, l’équipe médicale nous a proposé après examen soit de rentrer chez nous et d’attendre, soit d’aller se promener et de revenir en début d’après-midi. Nous avons choisi la seconde option. 

C’est ainsi que je me suis retrouvée le lundi en fin de matinée à me promener en centre-ville, dans les grands magasins en espérant que ça ferait avancer les choses. 

Vers 14h, le sage-femme nous a directement installés en salle de naissance, le travail avait bien commencé. Il m’a posé la perfusion d’ocytocine, il fallait maintenant attendre… 

J’avais souvent entendu que cela pouvait être long et surtout douloureux. Long, cela l’a été mais on ne s’est pas ennuyé, on a beaucoup discuté, un peu dormi et aussi blagué avec l’équipe médicale. Douloureux, je m’étais préparée à beaucoup plus… La péridurale m’a été posée assez tôt afin de percer la première poche des eaux. Une fois que j’avais compris comment auto-contrôler les doses cela m’a permis de sentir l’évolution mais je n’ai pas eu de douleurs. 

La pose de la péridurale fut d’ailleurs le moment le plus stressant pour moi, la peur de mal faire. Le deuxième moment de doute fut lorsque minuit approcha et que nous avons craint que nos filles ne naissent pas le même jour. Ouf, ça n’a pas été le cas ! 

Léa est née à 1h09. Après un bref câlin, elle a été emmenée pour ses soins. Il n’a alors pas fallu tarder à repousser pour faire naître la deuxième qui était en siège. Zoé a pointé le bout de son nez à 1h14.  Mes deux bébés de 2,7kg et 2,480kg ont reçu leurs premiers soins. Léa a dû être transférée, sous l’œil de Papa, en néonatalogie pour une surveillance suite à une petite détresse respiratoire. Nous sommes restées avec Zoé durant les deux premières heures pour nos premiers moments de tendresse. 

Dans la matinée, apres cette longue mais merveilleuse journée, nous étions tous les quatre réunis en chambre d’unité kangourou. 

  

Publicités

La naissance de mes filles

Durant la grossesse, l’ensemble du corps médical m’avait prévenue. Une grossesse gémellaire est une grossesse à risques, d’autant plus quand elle est de type monochoriale-biamniotique (un placenta et deux poches amniotiques). 

  
Dans notre esprit, nous avons toujours fonctionné par étapes : les grands caps de la prématurité (22SA, 28SA, 32SA…). Chaque échographie bi-mensuelle nous aidait à nous projeter un peu plus loin. Le gynécologue nous avait dit dès le début que nous n’irions pas au delà de 38SA, soit vers le 10 décembre. 

Au fond de moi, je me disais que si je tenais jusqu’à la mi-novembre ce serait déjà top… Les semaines ont passé et j’étais en pleine forme, tout comme les bébés. Sans y croire, décembre a pointé le bout de son nez et nous avons sérieusement parlé du déclenchement. 

Lors de notre écho du 2 décembre, nous nous disions que nos puces pouvaient décider de venir à tout moment. Nous prenions rendez-vous à la maternité avec le gynécologue pour le lundi 7 décembre au matin, durant une de ses gardes. D’ici là, nous espérions que le travail commence… Je n’avais toujours pas de contractions dignes de ce nom ! 

La grossesse gémellaire, l’annonce !

Nombreuses sont les fois où durant ces huit mois, on nous a posé la question de notre réaction face à l’annonce de la grossesse gémellaire…  

 Nos antécédents nous ont permis d’être informés de l’existence de ces deux petits êtres très tôt. En effet, après de longs mois d’arrêt de pilule et mes multiples fausses-couches, nous avons eu rendez-vous pour une première écho vers un mois. Toutefois,nous n’avons pas eu cette joie immense que certains futurs parents racontent. La gynécologue, comme nous, étions sur la réserve. Est ce que cette grossesse allait être évolutive ? 

Nous n’arrivions pas à avoir un bébé… alors deux… Comment l’imaginer ? Une blague ?

Puis les semaines ont passé avec des contrôles très réguliers. Et si, nous avions des jumeaux…. On a commencé à l’envisager sans trop y croire. La gynéco nous a alors dirigé vers un collègue plus spécialisé dans les surveillances de grossesses gémellaires . 

Cette première écho officielle a été pour nous le déclic. Nous allions être parents de jumeaux monozygotes, plus communément appelés « vrais jumeaux » (terme d’ailleurs contestable vrais/faux, ce sont surtout de vrais enfants !). C’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai vécu le « choc de l’annonce ». Non pas que deux bébés me fassent peur mais une multitude de questions m’apparaissait. Fini l’éventualité d’avoir un garçon et une fille, comment faire s’ils se ressemblent trop… Et puis j’ai pensé rapidement à tous ces reportages où les jumeaux sont tellement liés que leur sociabilité avec les autres et dans la famille est difficile. 

Nous allions aussi découvrir tout un vocabulaire et un contexte : grossesse monochoriale bi-amniotique, syndrôme transfuseur-transfusé, la prématurité éventuelle, l’arrêt de travail précoce, le double de travail ….

C’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai découvert tout un réseau de blogs de parents de jumeaux. #TeamMultiples 

Avoir des jumeaux c’est du travail mais c’est surtout du bonheur et une chance !