Prématurité, hospitalisation, premières semaines…

Voici de nombreux mois que j’avais posé ces mots sur des brouillons, sans avoir le besoin de les partager ici. L’approche des deux ans, peut-être, et puis le fait de lire ce matin, 17 novembre, qu’aujourd’hui est la journée internationale de la prématurité, alors j’ai eu envie de partager notre histoire…

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Lorsqu’on attend des jumeaux, très vite, les professionnels médicaux nous parlent de la prématurité. On apprend à vivre la grossesse au travers des différents caps, on nous parle de l’hospitalisation avant, de l’alitement, de la césarienne… Quand on arrive au déclenchement à quasi 38SA, on pense tout cela derrière nous…

Après une grossesse et un accouchement sans problème, nos petites chouettes sont nées en début de nuit. Quelques heures sous surveillance suite à une petite détresse respiratoire. Le lendemain matin, nous étions réunis tous les quatre dans notre « chambre kangourou » de la clinique.

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Des premières heures difficiles car nos deux bébés régurgitaient, vomissaient beaucoup. Nous avons utilisés en une demi-journée l’ensemble des bodys apportés pour le séjour ! La nuit suivante, suite à plusieurs vomissements, la pédiatre a décidé de transférer une petite au CHU de l’autre côte de la ville en urgence.

Voilà comment je me suis retrouvée à regarder partir un de mes bébés dans une couveuse avec le SAMU et à prévenir en pleine nuit le Papa… Elles avaient 24H, les émotions se bousculaient et je ne savais plus quoi penser. Elle est partie, sirènes hurlantes, et moi je suis retournée dans ma chambre avec une seule de mes filles. Le lendemain, nous avons toutes été transférées dans le même hôpital.

Je ne raconterai pas ici les différents problèmes médicaux que nous avons rencontrés, l’incertitude, ne pas savoir quel est le problème. Nous avons franchi de multiples étapes : de l’arrêt de l’alimentation au premier biberon de 7 ml, puis l’augmentation des doses, l’espoir de la sortie, puis en quelques heures la rechute totale. Je ne réciterai pas les multiples poses de cathéters, les sondes, les scopes, les machines bruyantes dans ce silence assourdissant,  les pesées journalières, les soins, les tuyaux auxquels nous devions faire tant attention, les langes apportés chaque jour pour qu’elle ait mon odeur auprès d’elle…

Je me souviens du personnel à qui nous devions faire totalement confiance quelques soient les heures de jour et de nuit, les discours techniques des médecins à nos esprits embrumés par la fatigue et le stress, ces autres parents que nous croisions (avec parfois des situations bien pires…), ces nombreux moments hagards, hors du temps et hors des événements… Nous étions en fin d’année, nous pensions être chez nous pour Noël puis pour le Nouvel An, mais ces moments nous les avons passés en néonat, au service des soins intensifs.

Les allers-retours avec la chambre de sa soeur à l’étage. Bien se laver les mains, mettre un masque, pousser les portes avec le berceau… Et puis, ce moment indescriptible des retrouvailles, faire du peau à peau avec mes deux bébés, profiter, les mettre ensemble dans la couveuse pour que malgré tout, elles puissent faire connaissance dans ce nouveau monde…

Au bout d’une dizaine de jours, nous ne pouvions plus rester à la maternité, nous étions autonomes et en forme, nous devions rentrer chez nous. Avec leur Papa, qui s’épuisait à s’en rendre malade, nous ne concevions pas de rentrer à la maison avec un seul enfant. Nous avons donc décidé de louer un appart’ hôtel collé au CHU. Nous étions présents, nous donnions le maximum de biberons en néonat et dans les moments plus difficiles ils nous appelaient, nous accourions.

On ne se prépare pas à cette hospitalisation après une naissance… Quand on y est confronté, on découvre que la néonatalogie ne vit pas sur le même rythme que nous, on ne se projette pas à quelques jours… Chaque jour se vit après l’autre.

Lorsqu’une naissance se produit dans une famille (d’autant une double!) chacun a envie de prendre des nouvelles, de faire connaissance.  Je ne vous parlerai pas des multiples appels, messages, gentils, bienveillants, mais à qui on doit répéter une situation qu’on a du mal à comprendre, à expliquer, à y mettre des mots. Alors, on finit par se mettre dans une bulle et parfois on accepte les mains tendues.

Et puis, il y a le jour où la situation devient encourageante mais on n’ose pas y croire. Sous l’œil admiratif des puéricultrices, on devient des parents autonomes, organisés. On maîtrise même les sonneries des machines ! On a ce sentiment qu’une de nos filles nous appartient mais pas la seconde, elle appartient à ce service, elle dépend des médecins.

Un jour, elle est descopée, elle a le droit de prendre son premier bain, d’enfiler un body puis un pyjama. La taille naissance est déjà presque trop petite.

Un mois est passé et nous passons une nuit tous les quatre dans la chambre parents-enfants du service. Nous rangeons nos affaires et par un bel après-midi de janvier 2016, nous rentrons à la maison commencer notre vie de famille !

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Cap sur les 22 mois…

Je m’aperçois, lorsqu’on me demande votre âge,  que je ne réponds plus en mois mais… « elles auront 2 ans en décembre prochain »… ça y est, je crois que c’est un signe, vous êtes prêtes à devenir des petites filles… Et vous nous le montrez chaque jour !

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Courir, sauter, danser, lancer un ballon… une énergie de chaque instant, un entrainement mutuel qui ne s’arrête jamais.

Rire, sourire, parler… nous nous étonnons chaque jour du nombre impressionnant de mots que vous connaissez. Alors la prononciation n’est pas encore parfaite mais on se comprend très bien. Vous arrivez même à nous raconter votre journée le soir, après une journée avec Nounou.

Gourmandes, curieuses… vous avez bon appétit et soif de découvertes. Désormais, vous mangez comme les grands, fini les petits pots de purée (ouf!). A vous, les tomates, le raisin, les poires, le fromage, les pâtes… sans parler de votre amour pour le pain !

En parlant du pain d’ailleurs, vous adorez aller à la boulangerie et nous n’y passons pas inaperçus… comme à beaucoup de nos déplacements… mais maintenant nous ne prenons plus beaucoup la poussette. Vous adorez marcher (courir!) et on peut se balader ensemble en famille parfois sans notre tank.

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Votre sortie préférée est d’aller à la mer… le grand air, les mouettes et les étendues de sable. On adore ça aussi et cela nous confirme notre chance que vous grandissiez dans ce cadre de vie.

Vous dormez bien, les couchers se font assez naturellement, après avoir lu les histoires du soir. Les livres sont votre grande passion ! Vous adorez, à chaque moment de la journée, venir vous blottir contre nous en nous demandant une histoire.

Alors dans cette période où vous devenez des petites filles affirmées et indépendantes, il y a aussi votre caractère qui se fait, les crises de pleurs et les colères. De plus en plus nombreuses au fil des jours. Il faut alors anticiper ces moments de frustrations avant que ça ne finisse avec les grosses larmes de crocodiles. Mais, vous êtes deux, alors ce n’est pas toujours évident.

Vous avez aussi chacune vos propres traits de personnalité. La timidité, ce besoin d’un petit temps d’adaptation lorsque tu arrives dans un nouvel univers. Bavarde et gourmande, … mais tu n’aimes pas le chocolat…. « Mais qu’est ce qui y a ?… »

La chambre : ensemble ou séparés ? {#teamrdvmultiples}

Quand on est en couple depuis de nombreuses années, qu’on achète une jolie maison, et qu’on se projette dans la vie de parents, on idéalise bien sûr les choses et on imagine notre futur premier enfant dans sa chambre… On s’organise pour cela… Et puis, on est rejoint par la réalité et on apprend qu’il n’y aura pas un, mais deux bébés !!!! Alors forcément ça bouscule les plans, y compris sur la question de la chambre ! Ensemble ou séparés ?

Parfois, la maison ne permet pas d’avoir une chambre pour chaque enfant alors la question est réglée. Dans notre cas, nous avons la possibilité éventuellement de « déménager » le bureau pour créer cette seconde chambre d’enfant. Je ne sais pas vraiment où nous l’aurions mis d’ailleurs, ce bureau…

Alors on s’est dit, que la même chambre, pour deux enfants qui vont naître ensemble et qui partagent déjà tout depuis le début, ça ne devrait pas poser de problème. Et puis, on pourra toujours aviser quand elles grandiront…

On se demandait, à l’époque de la grossesse, si elles ne se réveilleraient pas mutuellement. Et bien, l’expérience de cette première année montre qu’il faut vraiment que l’une d’elles hurle longtemps en pleine nuit pour réveiller sa sœur. Il est vrai, par contre, que sur le matin ou aux siestes elles se réveillent ensemble, très souvent. De toutes manières, un petit mur n’y changerait pas grand chose.

 

Alors, nos petites chouettes partagent cet espace que nous avons décoré et personnalisé. Elles partagent avec joie les moments du couché et les levers. Leurs lits sont placés perpendiculairement et espacés d’un petit mètre. C’est donc souvent que nous les retrouvons debout à essayer de s’attraper les mains en rigolant. Mais quand elles sont fatiguées elles s’endorment sans problème.

En une année, la chambre a finalement peu changé. Nous avons seulement remplacé récemment un fauteuil par un coffre à jouets.

Vous pouvez retrouver ce thème, « Ensemble ou séparés ? », sur les autres blogs de la Team Multiples !

Aucun texte alternatif disponible.

https://chouquettesandcoblog.wordpress.com/2017/02/06/la-chambre-des-twinnettesensemble-ou-separees-rdvteammultiples/

 

Bilan d’une première année… et quelques semaines… de parents de multiples !

Une année est passée (… et quelques semaines), nos petites chouettes ont soufflé leurs premières bougies… De bébés, elles deviennent maintenant des petites filles…

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Le blog va également bientôt fêter sa première année mais les articles n’ont pas été si nombreux qu’espérés à sa création… Il faut dire que nous ne connaissons pas l’ennui !

Mais cette première année a été chargée en émotions.

Nous sommes passés du stress de la néonat à la joie d’entendre leurs éclats de rire.

De l’admiration de leurs premiers sourires, à la surprise d’entendre leurs premiers mots.

De l’étonnement de les voir faire du quatre pattes à la vigilance de les laisser s’exercer à leurs premiers pas.

De l’anticipation permanente pour assurer la logistique à  la surprise de les voir tellement complices au fil des jours.

De la contrariété devant la fatigue accumulée et la maison non rangée au plaisir de partager leurs sourires en les retrouvant après une journée chez Nounou.

Il y a ces moments de doutes et d’énervements mais nous avons confiance en l’avenir et nous vivons notre bonheur en essayant de profiter de chaque instant !

10 mois de vous !

10 mois… et quelques jours ont passé…

10 mois et quelques jours d’un intense bonheur mais aussi de fatigue, nous devons bien le dire…

Deux petites filles maintenant, car oui, qu’est ce que vous avez changé, beaucoup évolué…

Les progrès des dernières semaines ont été fulgurants…

D’assises, vous vous êtes redressées rapidement… en tenant les barreaux du parc puis tout ce qui s’attrape…

De sourires vous nous comblez, puis maintenant de gazouillis et de vos premiers Papapapa et Mamamama…

Nous connaissons déjà notre petite bavarde quand sa sœur découvre plus les cascades…

Les nouveautés s’enchaînent et maintenant Léa tu nous fais les marionnettes quand Zoé tu applaudis…

Deux petites gourmandes qui apprécient les purées, compotes, biscuits et yaourts, bien installées dans leurs jolies chaises hautes…

Vos deux premières petites dents que l’on aperçoit lorsque vous rigolez…

Quelques nuits de pleurs, en simultané ou en relais, nous ont valu certains moments de solitude…

10 mois sont passés… et nous réfléchissons à comment nous allons fêter dans deux petits mois votre première bougie, nos petites chouettes…

Les vacances avec nos Twins…

Dans la série des « bon courage » que nous assènent très régulièrement les personnes connues ou inconnues autour de nous, nous avons celui lié aux vacances… Dans le thème, on avait déjà du mal à partir avec un bébé alors avec deux… 

Nous, heureux parents de nos petites chouettes, nous ne voyions pas les choses comme ça, se disant que les week-ends hors de la maison et nos vacances de printemps s’étaient tous bien passés. Nous avons donc réservé une semaine dans le Lot, une maison au milieu de nul part, avec piscine et jardin, idéal pour se reposer…

  
Sauf, que la vie de parents de jumeaux est faite d’imprévus ! Nous avons passé une des semaines les plus épuisantes. Elles n’ont pas dormi ! Pas de siestes durant lesquelles Papa et Maman espéraient améliorer leur bronzage au bord de la piscine… Pas de nuits reposantes…  Mais à la place des relais incessants du genre « ça y est j’ai pleuré à ton tour de maintenir éveillés les parents ! » !

Pour dire, nous n’avons rien fait et nous avons hésité à rentrer plus tôt à la maison…

Depuis leur retour dans leur environnement dimanche dernier, elles sont heureuses, rieuses, calmes et elles ont refait de belles nuits.

Reste maintenant deux semaines à la maison pour nous reposer enfin !

Cinq mois et le temps qui passe tellement vite !

Oulala ! Comme les mois défilent ! Les premières semaines, mes petites chouettes dormaient de grandes plages horaires en journée. Malgré la fatigue des nuits hachées, j’avais du temps et notamment pour écrire ici. 

  
A cinq mois, maintenant, elles font de belles nuits mais la journée les siestes sont plus courtes. Forcément, sinon ce serait trop simple, leurs repos sont bien souvent décalés… Oui, histoire de tenir Papa et Maman en haleine toute la journée !

En avril, nous avons commencé la diversification ! Grand mot pour dire que nos Twins ont eu la chance de découvrir le goût de multiples légumes et fruits.

Carottes, potirons, asperges, courgettes, petits pois, pommes, poires, mangues, bananes, fraises… Nous faisons le marché et nous leur préparons purées et compotes maison. Une partie au congélateur permet de varier les plaisirs selon les jours. 

Début mai, nous avons également passé nos premières vacances en famille, juste tous les quatre. Les premiers rayons de soleil de l’Ile de Ré nous ont fait découvrir les joies des vacances familiales !

Enfin, nous avons commencé l’adaptation chez Nounou. Je reprends le travail dans deux semaines alors voici le temps qu’il nous reste pour prendre notre nouveau rythme et surtout profiter ensemble de ces moments privilégiés.